Procrastination : 6 outils pour arrêter de remettre au lendemain

Lorsque je « remets au lendemain », je « procrastine » c’est-à-dire que je préfère faire autre chose à la place de cette chose que je sais devoir faire. Selon Piers Steel, Professeur à la Haskayne School of Business de l’Université de Calgary, 95% de la population mondiale serait victime de procrastination un jour ou l’autre. Et selon le professeur Joseph Ferrari de l’Université de DePaul à Chicago, 20% de la population mondiale est atteinte de procrastination chronique.
En effet, combien de fois nous disons-nous ce type de choses : « Oh je ferai ma compta demain », « aujourd’hui, je ne suis pas en forme, je ferai mon sport demain », « trop envie de ce gros gâteau, je mangerai léger demain », « je l’appellerai demain, aujourd’hui je ne le sens pas », « vite un petit tour sur Facebook et puis je m’y mets »…

Mais combien de fois aussi regrettons-nous avoir délaissé notre compta, pris des kilos par manque de sport et trop de gâteaux, raté une opportunité pour n’avoir pas appelé, pris du retard en trainant sur la toile…

Combien de projet avez-vous abandonné, délaissé ou laissé trainer à force de procrastiner ? Si vous avez envie d’arrêter ça, de reprendre le contrôle et d’avoir un sentiment de satisfaction à la fin de votre journée en voyant vos projets se réaliser, voici 6 outils pour vous aider :

1.      Ecarter les distractions

Nous vivons dans un monde où les sollicitations sont de plus en plus nombreuses tant nous sommes « connectés ».  Téléphone, internet, mails, réseaux sociaux mettent notre volonté de rester concentrés à rude épreuve.  Il n’a jamais été si facile de se distraire ! Selon le principe 32 « garder son focus » de notre méthode, être pleinement sur une tâche à la fois est un secret de réussite. Cela signifie que, au moment de vous mettre à votre tâche, vous devez exclure toutes les choses susceptibles de vous distraire. Pour vous y habituer vous pouvez vous mettre un rappel visuel pour y penser, un post-it avec « attention aux distractions ! », une photo qui vous inspire la concentration ou autre chose qui vous rappelle d’écarter les distractions.  Comme les chevaux à qui on met des œillères afin de les garder concentrés et à l’écoute, faites pareil, rétrécissez votre champ de stimulation pour rester concentré droit sur votre tâche à accomplir.

2.      Faire un choix conscient

Bien sûr, vous ne pourrez pas éviter toutes les sollicitations et certaines surgiront à l’improviste (par exemple votre voisine sonne à la porte). Et bien sûr il y a des jours où vous ne serez pas en forme voire malade.  Un des gros problèmes avec la procrastination c’est que généralement nous nous laissons glisser dedans sans trop réfléchir aux conséquences. Très vite la culpabilité s’installe ce qui met à mal notre estime de nous quant à notre capacité à faire ce qu’on a dit qu’on ferait ! Afin d’éviter ce cercle vicieux, nous vous invitons à faire un choix conscient.  Au moment de faire ou ne pas faire, arrêtez-vous un moment et contemplez les deux possibilités et leurs conséquences.  Et là, faites un choix : « je choisis de faire ce que j’ai à faire parce que … » ou « je choisis de ne pas faire ce que j’ai à faire parce que… ».  Vous pouvez l’énoncer tout haut, les effets en seront décuplés. Si vous choisissez de ne pas le faire, vous savez alors pourquoi, vous en prenez la responsabilité et pouvez plus facilement planifier votre tâche à un autre moment.

3.      Utiliser ce que vous ne voulez pas pour visualiser ce que vous voulez

Inévitablement, il y a des conséquences à tout.  Parlons ici plutôt de « résultats ».  Quoi que vous fassiez, vous obtiendrez des résultats.  Ce sont vos actes et vos décisions qui détermineront ce que vous obtiendrez. Cela semble si évident… Et pourtant, nous nous plaignons tant et plus de choses que nous avons dans notre vie qui, avouons-le, sont le résultat de nos actions. A chaque fois que nous procrastinons, nous prenons la décision d’obtenir certains résultats.  Le problème, c’est que ce n’est probablement pas ceux que nous souhaitons réellement ! Alors, au moment de procrastiner, réfléchissez un instant aux conséquences de cette remise au lendemain.  Est-ce quelque chose que vous ne voulez pas ?  Très bien, transformez-le alors en ce que vous voulez vraiment : écrivez-le, dites-le à haute voix, partagez-le avec quelqu’un, trouvez une photo qui illustre votre désir.  Demandez-vous ensuite « que dois-je faire pour l’obtenir ? »  Par exemple, vous devez faire votre sport mais vous n’avez pas le courage.  Que se passera-t-il si vous ne le faites pas ? Vous ne perdrez pas du poids et n’entretiendrez pas votre corps.  Est-ce ce que vous voulez ? Si c’est non, déterminez ce que vous voulez vraiment : un corps musclé, plus mince, une meilleure condition physique… Que devez-vous faire pour l’obtenir ? Du sport ! Maintenant que vous savez pourquoi vous « devez » faire du sport, vous aurez beaucoup plus ENVIE de le faire ! Votre vison de ce que vous voulez et la définition de l’acte que vous devez poser pour l’avoir seront pour vous un puissant moyen « anti-procrastination » !

4.      Trouver le sens et donner de la valeur à ce que vous faites

« Je DOIS faire ma compta », « je DOIS faire mon sport », « je DOIS nettoyer »… Toutes ces actions que l’on se dit DEVOIR faire peuvent être très décourageantes si l’on ne sait pas pourquoi on doit les faire ni quelle valeur cela a. En effet, le manque de sens et le manque de valeur que l’on donne aux choses nous démotivent et nous poussent à la procrastination.  Posez-vous donc la question à chaque fois que vous vous dites « je DOIS… » : «Pourquoi est-ce important de le faire ? » ou « quelle valeur est-ce que cela a ? ». Cela peut être en rapport avec vous ou avec les autres. Par exemple, si vous devez faire votre compta et que vous le prenez comme une corvée, donc difficile à mettre en route, demandez-vous « pourquoi est-ce important de faire ma compta à temps ? » Vous aurez peut-être comme réponse « car cela facilitera le travail de mon comptable » ou « car je pourrai me détendre de savoir mes papiers en ordre », ou encore « je ne veux plus payer d’amende pour retard à la TVA »… La réponse à ces questions sera donc aussi un bon incitateur à l’action !

5.      Travailler sur votre confiance en vous

Une des raisons à la procrastination est la peur d’échouer et le manque de confiance en soi.  En effet, si vous doutez de vos capacités et que vous avez peur de ne pas y arriver, vous serez vite tenté de remettre à plus tard.  Car ne pas le faire est le meilleur moyen pour ne pas vous mettre en échec ou ne pas sortir de votre zone de confort.  C’est sûr, la confiance en soi ne se résout pas en une fois et demande de l’entrainement mais le point de départ est de prendre conscience de votre mécanisme.  Si vous pouvez identifier votre crainte d’échouer et vos doutes, vous pourrez travailler dessus petit à petit en vous mettant des petits défis « gérables » pour vous.  Vous pouvez bien sûr aussi vous faire aider si votre blocage est trop important. Découvrez notre formation “j’améliore ma confiance en moi” ici.

6.      Célébrer chaque étape

Un moyen efficace pour se motiver à la tâche est de se prévoir un temps et une manière de célébrer notre effort.  C’est un « truc » assez simple mais que l’on a tendance à oublier tant nous sommes dans le « DEVOIR ».  Ainsi, lorsque quelque chose vous demande des efforts pour vous y mettre ou continuer, réfléchissez à la manière dont vous allez vous féliciter et célébrer l’accomplissement de votre tâche.  En fonction de l’importance ou de la taille de la chose à accomplir, vous pourrez prévoir des célébrations plus ou moins importantes.  Cela ne doit pas être nécessairement des choses coûteuses.  Des choses toutes simples comme un bon bain, une sièste, une pause tisane font aussi bien effet.  Bien sûr, si vous avez clôturé une étape importante comme décrocher votre diplôme ou passer votre permis de conduire, vous pouvez vous offrir un cadeau plus important comme une sortie, un spa, un we quelque part…

Alors, quel outil allez-vous utiliser aujourd’hui pour trouver de la motivation à faire ce que vous avez à faire ?

Ecrit par Savina de Laveleye